Les Vauclusiens se méfient de la campagne présidentielle sur les réseaux sociaux

04 mai 2017

Les Vauclusiens ont suivi (ou pas) la campagne présidentielle sur les réseaux sociaux. Ils se méfient des messages préparés par les candidats et se plaignent du dénigrement systématique. Une universitaire spécialiste des réseaux sociaux apprécie ces changements de communication.

La campagne électorale se joue aussi sur les réseaux sociaux. À quelques heures du second tour, Twitter et Facebook sont agités de messages politiques. Encouragements à voter pour l'une ou l'autre, critiques humoristiques ou attaques agressives, les réseaux sociaux sont le lieu de la communication politiques, préparée par les équipes de campagne des candidats.

 

Les Vauclusiens se méfient des messages qui circulent. Virginie Spies, spécialiste des réseaux sociaux à l'université d’Avignon, estime que "chaque citoyen doit faire un travail de vérification pour contrer l’intox, les rumeur et les mensonges" qui circulent sur les réseaux sociaux pendant la campagne électorale.

Elle estime que les réseaux sociaux ont un rôle positif car les citoyens "peuvent accéder à davantage d'informations, mais il faut apprendre à chercher ces nouvelles informations" sur les réseaux sociaux.

 

Faire la part des choses, se déconnecter ou suivre la campagne à la télé

Les Vauclusiens ont la campagne électorale entre leurs mains avec leurs téléphones portables. Vincent, trentenaire connecté, souligne qu'il faut "faire la part des choses et conserver son propre avis car les réseaux sociaux influence les gens".

Croisée dans la rue, elle aussi connectée sur son téléphone portable, Alexandra confie que la politique sur les réseaux sociaux "ça (la) gonfle. Toute la journée, il y a gnagnagna sur les réseaux sociaux"'. Stella a arrêté de suivre la politique sur les réseaux sociaux car "on ne sait pas à quoi se fier sur les réseaux sociaux. On entend tout et rien avec surtout des points négatifs. Je préfère les débats télévisés".

Philippe, lui, apprécie la "multiplication des sources d'informations mais il est gêné par les équipes de communicants" qui troublent la sincérité de la parole des candidats. Connectée sur Facebook, Sylvie fuit les messages politiques car elle estime que "la politique n'a rien à faire sur les réseaux sociaux. La politique ne doit pas s'étaler en dehors du cercle de la famille et des amis".

 

 

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