Présidentielle : ce qu'il faut savoir du débat de l'entre-deux-tours entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen

03 mai 2017

C'est l'un des temps forts de cette dernière semaine avant le second tour de l'élection présidentielle : les deux finalistes, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, s'affrontent mercredi soir lors d'un débat télévisé sur TF1 et France 2. À suivre en direct sur francebleu.fr.

Le face-à-face télévisé entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen aura lieu mercredi soir. Les deux candidats qualifiés pour le second tour de l'élection présidentielle vont confronter leurs programmes lors d'un débat diffusé sur TF1 et France 2 à partir de 21h. Un débat d'entre-deux-tours inédit, puisque lors de la précédente qualification du Front national pour le second tour d'une élection présidentielle, en 2002, Jacques Chirac, arrivé en tête du premier tour, avait refusé de débattre avec son adversaire, Jean-Marie Le Pen.

 

Plus de deux heures d'émission, une dizaine de thèmes

Emmanuel Macron et Marine Le Pen seront interrogés mercredi par les responsables des services politiques des deux chaînes, Nathalie Saint-Cricq (France 2) et Christophe Jakubyszyn (TF1). Le duo de journalistes veillera aussi à ce que l'égalité des temps de parole entre les deux candidats soit respectée. Initialement, c'est Gilles Bouleau et David Pujadas qui devaient questionner les candidats, mais le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) a demandé aux chaînes de modifier leur choix en faveur d'un duo mixte, afin de respecter la parité.

Le débat débutera à 21h et est prévu pour durer 2h20 environ. Aucun public ne sera invité à assister à l'émission. Une "dizaine de grands thèmes" devraient être évoqués au cours de l'émission, selon LCI.

 

Marine Le Pen sera installée à gauche et parlera la première

Marine Le Pen s'exprimera la première, et Emmanuel Macron conclura. Ainsi en a décidé le tirage au sort effectué le 25 avril au CSA, le Conseil supérieur de l'audiovisuel. Un autre tirage au sort a déterminé le placement des candidat sur le plateau : ils seront installés de part et d'autre d'une table de 2,50 mètres, Marine Le Pen sera à gauche de l'écran, Emmanuel Macron à droite. L'attribution des loges a également été décidée par tirage au sort. Et comme le laissent deviner des photos du plateau, chacun des candidats devrait avoir un dispositif personnel de climatisation. Chaque détail compte lors de ces confrontations.

 

Quatorze caméras, mais pas de "plans de coupe"

France 2 a indiqué mardi matin que "quatorze caméras seront réparties sur le plateau, dont six de secours". L'une de ces caméras filmera également l'arrivée des candidats à l'extérieur du studio de la Pleine Saint-Denis, où se déroulera le débat. Ces caméras ne serviront pas qu'à France 2 et TF1. Les deux chaînes ont en effet décidé de mettre leur signal à disposition des chaînes d'information et des radios qui le souhaitent, pour qu'elles puissent retransmettre le débat en direct sur leur antenne.

Pour l'instant, les candidats n'ont pas accepté les "plans de coupe", qui montrent le visage de l'autre candidat pendant que le premier s'exprime. "L'un et l'autre ont été refroidis par l'usage des plans de coupe sur BFMTV, qu'ils ont jugé intempestifs", a commenté Michel Field, directeur de l'information de France Télévisions.

 

"Peu à gagner", mais "beaucoup à perdre" pour les candidats

Les deux candidats ont préparé avec soin ce grand rendez-vous de la campagne d'entre-deux-tours. Chaque candidat se fera conseiller par des "réalisateurs-conseils" qu'ils auront choisis."Les candidats ont beaucoup à perdre, et peu à gagner" dans ce genre de débat, a expliqué mardi sur franceinfo Franck Louvrier, président de Publicis Events et vice-président du Conseil régional des Pays de la Loire, et ancien conseiller en communication de Nicolas Sarkozy. "La pression est là, on est comme un sportif, il faut à la fois être très entraîné, très performant, mais aussi très concentré", ajoute-t-il. "C'est la raison pour laquelle, les candidats doivent se réserver quelques heures de concentration sans aucun rendez-vous avant cette échéance", conclut Franck Louvrier.

Selon Gérard Collomb, maire de Lyon et soutien d'Emmanuel Macron, le candidat d'En Marche! "s'entraîne" et aborde ce débat "de manière très sereine". Le candidat a lui-même déclaré mardi qu'il irait au débat avec l'intention de livrer un "corps-à-corps" avec la candidate du Front national, pour démonter son projet. Dimanche soir, Marine Le Pen a estimé sur France 2 que cette "confrontation" avec son adversaire permettrait d'illustrer "deux voies fondamentalement différentes (...) entre la France et sa dilution".

 

 

 

 

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